La SNC

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La société en nom collectif : transparente fiscalement, mais où les associés répondent des dettes sur leur patrimoine personnel. Un engagement fort.

L'idée clé
La SNC repose sur une confiance totale entre associés : chacun est responsable des dettes de la société sur ses biens personnels, sans limite. À réserver aux projets très soudés.
Associés
2, sans maximum
Responsabilité
illimitée & solidaire
Impôt par défaut
IR

La carte d'identité de la SNC

CritèreSNC
Associés2 au minimum, sans plafond
Capital minimumaucun
Responsabilitéindéfinie et solidaire, sur tout le patrimoine personnel
Impôt par défautimpôt sur le revenu, chez chaque associé (option IS)

Le point à comprendre absolument

  • Contrairement à la SARLSociété à responsabilité limitée : forme encadrée par la loi, à l'IS, dont le gérant majoritaire est travailleur non salarié. ou la SASSociété par actions simplifiée : grande liberté statutaire, à l'IS, dont le président est assimilé salarié (mieux couvert, mais cotisations plus élevées)., la responsabilité des associés d'une SNCSociété en nom collectif : société de personnes transparente (imposée à l'IR chez les associés), où chacun répond des dettes de la société sur tout son patrimoine personnel. est indéfinie et solidaire : un créancier peut réclamer la totalité de la dette à n'importe quel associé, sur son patrimoine personnel.
  • C'est ce qui la rend risquée, et réservée à des associés qui se font entièrement confiance.

Sa fiscalité transparente

  • La SNC est à l'impôt sur le revenu par défaut : chaque associé est imposé sur sa part de bénéfice, à son barème. Elle peut opter pour l'ISL'impôt payé par la société elle-même sur son bénéfice : 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %. À distinguer de l'IR, où le bénéfice est imposé chez le dirigeant..
  • Les associés ont le statut de travailleur non salarié.

Ses atouts, malgré le risque

  • Grande stabilité : l'entrée d'un nouvel associé exige l'accord unanime, ce qui protège l'équipe en place.
  • Discrétion : ses comptes annuels ne sont, en principe, pas rendus publics.

Pour qui ?

  • Des associés très liés, dans certaines professions réglementées (pharmacies, notamment) ou des montages spécifiques.
  • À éviter pour un projet grand public : la responsabilité illimitée est un engagement lourd, que la SARL ou la SAS évitent.

La responsabilité, telle que la loi la pose

  • Les articles L. 221-1 et suivants du Code de commerce donnent à tous les associés en nom collectif la qualité de commerçant, et les rendent responsables indéfiniment et solidairement des dettes sociales.
  • Solidairement signifie qu'un créancier peut réclamer la totalité à un seul associé, à charge pour lui de se retourner ensuite contre les autres.
  • La cession de parts exige l'unanimité des associés, sans que les statuts puissent y déroger. C'est la contrepartie de cet engagement personnel.

Sa transparence fiscale

  • L'article 8 du Code général des impôts impose chaque associé sur sa quote-part de bénéfice, distribuée ou non, dans la catégorie correspondant à l'activité de la société.
  • La SNC peut opter pour l'impôt sur les sociétés. L'option est révocable jusqu'au cinquième exercice suivant, puis définitive.

Un exemple concret

Deux associés créent une SNC à parts égales. Elle dégage 80 000 € de bénéfice, qu'ils laissent sur le compte de la société pour investir.

  1. Part de chaque associé (50 %)40 000 €
  2. Impositionchez chacun, à son impôt sur le revenu
Impôt au niveau de la société
0 € (transparence)

À l'IR, chaque associé est imposé sur sa part de bénéfice, même s'il ne retire rien. La SNC peut opter pour l'IS pour être imposée elle-même.

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Contenu pédagogique et non contractuel : il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une information précontractuelle. Les règles fiscales évoluent à chaque loi de finances.