Le barème de l'impôt sur le revenu
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Ton revenu est découpé en tranches, chacune avec son propre taux. La première est à 0 %, et ta tranche la plus haute n'est jamais le taux que tu paies vraiment.
L'idée clé
Non, tu ne paies pas 30 % sur la totalité de ton salaire. Tu paies 30 % uniquement sur la part qui dépasse 29 579 €. C'est la confusion la plus répandue sur l'impôt.
0 % jusqu'à
11 600 €
Tranche max
45 %
Plafond du quotient familial
1 807 €
Le barème, tranche par tranche
jusqu'à 11 600 €
11 600 → 29 579 €
29 579 → 84 577 €
84 577 → 181 917 €
au-delà de 181 917 €
Clique une tranche pour voir ce qu'elle coûte vraiment.
Comment ça marche, étape par étape
- Ton revenu imposable est d'abord divisé par ton nombre de parts (le quotient familialOn divise le revenu par le nombre de parts du foyer avant d'appliquer le barème.).
- Le barème s'applique ensuite tranche par tranche : chaque euro n'est taxé qu'au taux de la tranche dans laquelle il tombe.
- Le résultat est enfin multiplié par le nombre de parts pour obtenir ton impôt.
Ta tranche n'est pas ton taux réel
- C'est LA confusion à éviter. Être « dans la tranche à 30 % » ne veut pas dire payer 30 % de tout ton revenu : seule la fraction qui dépasse 29 579 € est taxée à ce taux.
- Ton taux réel, ce que tu paies rapporté à l'ensemble de ton revenu, est donc toujours nettement plus bas. Dans l'exemple ci-dessous, une tranche à 30 % donne un taux réel de 12,8 %.
Le quotient familial change tout
- Plus tu as de parts (couple, enfants à charge), plus ton revenu est divisé avant le barème, et plus tu descends dans les tranches.
- L'avantage est toutefois plafonné à 1 807 € par demi-part supplémentaire.
Ce que le barème ne dit pas
- Le barème seul ne suffit pas à savoir si tu paieras : la décoteUn allègement automatique qui réduit, voire annule, l'impôt des foyers modestes. peut effacer complètement l'impôt des revenus modestes, ce qui repousse le vrai seuil d'imposition bien au-delà de 11 600 €.
- À l'inverse, des contributions supplémentaires peuvent s'ajouter tout en haut de l'échelle, pour les très hauts revenus (voir les fiches CEHRContribution exceptionnelle sur les hauts revenus : une surtaxe au-delà de 250 000 € de RFR (personne seule). et CDHRContribution différentielle (créée en 2025, pérennisée en 2026) : garantit une imposition minimale de 20 % aux hauts revenus.).
Pourquoi les bornes des tranches changent chaque année
- Chaque loi de finances revalorise les bornes du barème pour suivre l'inflation. Sans cet ajustement, une simple hausse des prix ferait basculer des foyers dans une tranche plus haute sans que leur pouvoir d'achat ait vraiment augmenté.
- Pour les revenus 2025 (donc pour cette déclaration), la revalorisation est de +0,9 %, en ligne avec l'inflation constatée. Ce pourcentage change chaque année : il suit l'inflation, ce n'est pas un chiffre fixe.
L'ordre exact des opérations
- L'article 197 du Code général des impôts impose une séquence, et la changer fausse le résultat : diviser le revenu net imposable par le nombre de parts, appliquer le barème à ce quotient, multiplier par le nombre de parts, plafonner l'avantage du quotient familial, appliquer la décote, puis seulement retrancher les réductions et crédits d'impôt.
- Les formules abrégées du type « revenu × taux moins une constante » ne sont pas une règle distincte : ce sont les mêmes tranches réécrites algébriquement, pour éviter d'additionner tranche par tranche.
- Le barème est réindexé chaque année par la loi de finances. Un barème de l'an dernier appliqué cette année donne un résultat faux, même si la méthode est correcte.
Un exemple concret
Camille gagne 40 000 € par an (1 part).
- 0-11 600 € à 0 %0 €
- 11 600-29 579 € à 11 %1 978 €
- 29 579-40 000 € à 30 %3 126 €
Impôt total
≈ 5 100 €
Taux réel
12,8 %
Tranche max
30 %
Sa tranche marginale est à 30 %, mais elle ne paie réellement que 12,8 % de son revenu.
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Contenu pédagogique et non contractuel : il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une information précontractuelle. Les règles fiscales évoluent à chaque loi de finances.