Créer sa société : les étapes et le coût

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Cinq étapes, une seule adresse en ligne (le guichet unique), et un coût plus modeste qu'on ne le croit. Voici le parcours, du projet au Kbis.

L'idée clé
Depuis 2023, tout passe par un guichet unique en ligne. Créer une société n'a jamais été aussi accessible. Le vrai budget, ce n'est pas les formalités, c'est le capital et l'accompagnement.
guichet unique INPI
Annonce légale
≈ 150 à 200 €
Capital minimum
1 € (sauf SA)

Les étapes, au fil du temps

  1. 1
    Rédiger les statuts
    Les règles de ta société : objet, capital, dirigeant, associés. L'étape la plus importante. Un modèle mal adapté se paie plus tard.
  2. 2
    Déposer le capital
    Verser les apports en argent sur un compte bloqué ; tu reçois une attestation de dépôt.
  3. 3
    Publier une annonce légale
    Annoncer la création dans un support habilité. Compte environ 150 à 200 €.
  4. 4
    Déposer le dossier au guichet unique
    Tout se fait en ligne, sur le guichet unique de l'INPI (formalites.entreprises.gouv.fr).
  5. 5
    Recevoir ton extrait Kbis
    La société existe : numéros SIREN et SIRET, immatriculation. Tu peux démarrer.

Le vrai coût, poste par poste

  • Les formalités elles-mêmes sont modestes : l'annonce légale (≈ 150 à 200 €) et de petits frais de greffe. Le capital, lui, est libre (1 € minimum, sauf 37 000 € en SA), mais un capital trop faible fragilise ta crédibilité.
  • Le vrai budget, c'est souvent l'accompagnement : faire rédiger des statuts sur mesure par un professionnel a un coût, mais évite des erreurs bien plus chères ensuite.

L'étape à ne pas bâcler : les statuts

  • Les statuts fixent les règles du jeu : pouvoirs du dirigeant, répartition des parts, entrée et sortie des associés. En SASSociété par actions simplifiée : grande liberté statutaire, à l'IS, dont le président est assimilé salarié (mieux couvert, mais cotisations plus élevées)., ta liberté est quasi totale, donc ta responsabilité aussi.
  • Un modèle gratuit peut suffire pour un projet très simple ; dès qu'il y a plusieurs associés ou des enjeux, l'avis d'un professionnel est un investissement, pas une dépense.

Avant même de créer : la bonne question

  • Choisir la forme (SARLSociété à responsabilité limitée : forme encadrée par la loi, à l'IS, dont le gérant majoritaire est travailleur non salarié., SAS, EURLEntreprise unipersonnelle à responsabilité limitée : une SARL à associé unique, à l'IR par défaut, dont le gérant est travailleur non salarié.…) et le régime fiscal (IRL'impôt calculé sur l'ensemble de tes revenus annuels, par tranches progressives. Il est prélevé à la source depuis 2019. ou ISL'impôt payé par la société elle-même sur son bénéfice : 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %. À distinguer de l'IR, où le bénéfice est imposé chez le dirigeant.) se décide AVANT la création : c'est bien plus difficile à changer après.
  • Prends le temps de comparer. Nos fiches sur chaque forme et sur l'arbitrage IR/IS sont faites pour ça.

Ce que la loi impose, et ce qu'elle laisse libre

  • Le Code de commerce impose la rédaction de statuts écrits, le dépôt du capital, une annonce légale et l'immatriculation au registre du commerce et des sociétés.
  • Il ne dit rien du contenu détaillé des statuts d'une SAS : c'est l'associé qui l'écrit, et ce qui n'y figure pas ne s'appliquera pas.
  • Un capital d'un euro est légal, mais il est lu par les banques et les fournisseurs comme un signal. Le montant se choisit en fonction du besoin réel de financement, pas du minimum légal.

Un exemple concret

Marc crée une SAS seul, avec 1 000 € de capital, et fait relire ses statuts par un professionnel.

  1. Annonce légale150 à 200 €
  2. Frais de greffequelques dizaines d'euros
  3. Capital versé1 000 €, qui restent sur le compte de la société
  4. Relecture des statutsvariable, selon le professionnel
Sortie de poche pour les formalités
≈ 200 €

Le capital n'est pas une dépense : c'est de l'argent qui reste à la société. Le vrai budget, c'est l'accompagnement, et sur des statuts c'est un investissement plutôt qu'un coût.

Voir tous les cas concrets du site →

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Contenu pédagogique et non contractuel : il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une information précontractuelle. Les règles fiscales évoluent à chaque loi de finances.