Actions gratuites, stock-options & BSPCE

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Être payé en actions de son entreprise : un gain à l'acquisition, puis un gain à la revente, imposés différemment.

L'idée clé
Deux moments, deux impôts : le « cadeau » que représentent les actions est imposé un peu comme un salaire ; le gain réalisé en les revendant, lui, comme un placement.
À la revente
flat tax 31,4 %
Formes
AGA, stock-options, BSPCE

Les deux moments d'imposition

MomentCe que c'estImposition
Le gain d'acquisitionla valeur des actions reçues, ou l'écart avec le prix fixé d'avancele plus souvent au barème, comme un revenu
La plus-value de reventece que tu gagnes en plus en les revendantflat tax de 31,4 %, ou barème sur option

Trois façons d'être associé à son entreprise

  • Les actions gratuites (AGA) : l'entreprise te donne des actions.
  • Les stock-options : elle te donne le droit d'acheter des actions à un prix fixé d'avance.
  • Les BSPCE : proches des stock-options, réservés aux jeunes entreprises (start-up).

Deux moments d'imposition

  • Le gain d'acquisition (la valeur des actions que tu reçois, ou l'écart entre le prix fixé et la vraie valeur) est imposé quand tu en deviens vraiment propriétaire, le plus souvent au barème de l'impôt, à peu près comme un revenu.
  • La plus-value de revente, ce que tu gagnes en plus en les revendant, est imposée comme un placement : à la flat taxPrélèvement forfaitaire unique sur les placements : 12,8 % d'impôt + prélèvements sociaux. Ces derniers sont à 18,6 % depuis 2026 (soit 31,4 % au total), sauf pour l'assurance-vie, le PEL et le CEL, restés à 17,2 % (soit 30 %). de 31,4 %, ou au barème si tu le préfères.

Un domaine technique

Les règles précises (abattements, seuils, taux particuliers) changent selon la forme et la date d'attribution, et plusieurs ont été durcies en 2025-2026. En pratique, mieux vaut faire confirmer sa situation exacte.

Trois dispositifs, trois articles

  • Les stock-options relèvent de l'article 80 bis du Code général des impôts, les actions gratuites de l'article 80 quaterdecies, et les bons de souscription de parts de créateur d'entreprise de l'article 163 bis G.
  • Les BSPCE sont réservés à des sociétés répondant à des conditions d'ancienneté, de détention du capital et de régime fiscal. Une société qui cesse de les remplir ne peut plus en émettre.
  • Chacun de ces trois dispositifs a son propre fait générateur et ses propres taux : les traiter ensemble conduit systématiquement à une erreur de calcul.

Les BSPCE ont leur propre taux

  • L'article 163 bis G distingue deux gains. L'avantage salarial — l'écart entre la valeur du titre au jour où tu exerces le bon et son prix fixé au jour de l'attribution — est imposé au taux forfaitaire de 12,8 %, ou au barème des traitements et salaires si tu le préfères.
  • Ce taux passe à 30 % lorsque tu exerces ton activité dans la société depuis moins de trois ans à la date de la cession. C'est la principale singularité des BSPCE, et elle est facile à manquer.
  • Le gain net de cession, lui, relève de l'article 150-0 A comme n'importe quelle plus-value de valeurs mobilières. La loi de finances pour 2026 a par ailleurs modifié les conditions d'éligibilité, pour les bons attribués à compter du 1er janvier 2026.

Un exemple concret

Léo reçoit 1 000 actions gratuites, qui valent 10 € chacune le jour où il en devient réellement propriétaire. Deux ans plus tard, il les revend 18 €.

  1. Gain d'acquisition1 000 × 10 € = 10 000 €, imposés le plus souvent au barème
  2. Plus-value de revente1 000 × (18 − 10) = 8 000 €
  3. Flat tax sur la plus-value (31,4 %)8 000 × 31,4 % = 2 512 €
Gain d'acquisition, au barème
10 000 €
Impôt sur la plus-value
2 512 €

Deux moments, deux régimes : ce que valaient les actions le jour où il les a reçues suit le barème, comme un revenu ; ce qu'elles ont pris ensuite suit la flat tax. Les règles exactes varient selon la forme et la date d'attribution.

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Contenu pédagogique et non contractuel : il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une information précontractuelle. Les règles fiscales évoluent à chaque loi de finances.