La clause bénéficiaire
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La phrase, dans ton contrat d'assurance-vie, qui décide qui touchera le capital à ton décès — à rédiger avec soin.
L'idée clé
« Mon conjoint, à défaut mes enfants » : quelques mots qui valent parfois très cher. Mal rédigée, la clause peut tout gâcher.
Modifiable
jusqu'au décès
Bénéficiaire
librement choisi
À quoi elle sert
La clause bénéficiaire désigne qui recevra le capital de ton assurance-vie à ton décès. Tu peux la modifier à tout moment, tant que tu es en vie.
Nommer, ou désigner par la qualité
- Tu peux nommer une personne précise, ou la désigner par sa qualité (« mon conjoint », « mes enfants nés ou à naître »).
- Désigner par la qualité est souvent plus sûr : la clause reste valable même si ta situation change — divorce, naissance.
Le piège de la représentation
Si un bénéficiaire décède avant toi, ses enfants ne prennent pas automatiquement sa place — à la différence d'une succession. Il faut le prévoir noir sur blanc, par exemple : « mes enfants, vivants ou représentés ».
La clause démembrée : protéger conjoint et enfants
- On peut donner l'usufruit du capital au conjoint et la nue-propriété aux enfants. Le conjoint utilise les fonds sa vie durant ; au second décès, les enfants récupèrent leur part sans droits de succession en plus.
- Le conjoint doit alors restituer l'équivalent à son décès : c'est un quasi-usufruit.
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Document non contractuel. Ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une information précontractuelle. Les règles sont susceptibles d'évoluer à chaque loi de finances.